Ça me fait tellement mal.
Je pensais, avec une certaine part de naïveté, je l'avoue, que cette classe avait été un passage important, qu'on était ensemble, et ça pour un bout d temps encore.
Je vois maintenant que j'ai gardée mon âme d'enfant, quelque part au fond de moi, et que c'est une grosse erreur de vouloir la garder.
Maintenant, je préfère oublier, c'est moins douloureux.
Parce que à chaque fois que je regarde le petit Blondinet, c'est la 5°1 que je vois.
Et quand je vois que pour lui, c'est bras-dessus - bras dessous avec les catins du bahut, je comprends que c'est évident que la 5°1 n'existe plus, que l'on est chacun de son côté.
- Mais tu croyais quoi, pauvre conne ?
Tu croyais quoi, avec ta putain de solidarité à deux balle ?
Ta magie de merde ?
Mais je croyais que t'était une grande, moi, je croyais que c'était pour deux bon, les talons aiguille, jcroyai pas que c'était juste pour flamber !
Bin nan, t'es qu'une sale gamine qui prend ses rêves pour des réalités.
T'es qu'une petite salope qui a découvert que y'aura toujours des requins plus gros que toi qui te boufferons dès qu'ils te verrons.
Alors, on essaie de faire la grande ?
Parce que toutes ces filles, putain mais arrête de te demander comment elles font pour être putes et heureuse à la fois. Satisfaite en plus de leur vulgarité.
Toi t'es pas vulgaire, mais, en même temps, tu sera toujours transparente, ça vaut pas mieux, bordel.
Tu sra toujours la pauvre conne qui fait des choses qu'elle veut même pas faire.
Juste pour qu'on la voit ne serais ce qu'une minute.
S'assurer que tu n'as pas complètement été niquée.
Le bonheur s'est retiré, t'as mis en cloque, et maintenant, il te lâche, et toi t'es la comme la débile qui se retrouve seule avec ce putain de Foetus qui sert trop à rien, juste à rater sa vie lui aussi, faute d'éducation.
Vous n'aurez plus qu'à vous tenir la main, de raté à ratée, et sauter du pont ensemble.